Ontologia

Directive Habitats (ZSC)

Forêts alluviales et lônes du Haut Rhône

Code national : FR8201771 · 2 741 ha

ZSC depuis le 05/01/2023

En bref

**Qualité et importance** : Le Rhône et les marais attenants jouissent de nombreux statuts liés à l'intérêt national et européen du site : réserve naturelle nationale du Haut Rhône Français, site classé, ZNIEFF, arrêté préfectoral de protection de biotope (îles de Malourdie). L'intérêt du site pour les habitats naturels et les espèces vient de la juxtaposition de nombreux habitats aquatiques et humides (boisements alluviaux, bancs d'alluvions, lônes, plans d'eau libre, roselières et herbiers aquatiques, prairies humides, tourbières alcalines...). Dans le contexte communautaire, le site présente une responsabilité particulière dans la sauvegarde de certains peuplements et habitats d'espèces, soit parce que ces habitats trouvent ici une expression optimale, soit parce qu'ils constituent une priorité en termes de rareté. Citons ici: - des espèces telles que le Sonneur à ventre jaune, la Lamproie de Planer... - des formations végétales telles que les forêts alluviales, les cladiaies, les formations pionnières sur tourbe, les saulaies riveraines, les herbiers et roselières aquatiques. Ce site, également inscrit dans le réseau Natura 2000 en tant que Zone de Protection Spéciale (ZPS), est un lieu de reproduction et d'hivernage pour de très nombreuses espèces d'oiseaux d'intérêt communautaire. **Caractéristiques** : Entre Alpes et Jura, cette zone comprend le cours du Rhône pris en compte sur la totalité de son parcours commun aux départements de l'Ain et de la Savoie, ainsi que des marais attenants. Les nombreux aménagements pour la navigation du 19e et les aménagements hydroélectriques du 20e sur le fleuve Rhône ont altéré la dynamique fluviale avec pour conséquences la modification des processus hydrologiques et sédimentaires, induisant la perte des annexes hydrauliques périphériques, l'eutrophisation, l’absence de milieux aquatiques pionniers, la dégradation de la vie aquatique du fleuve … L’incision du lit du fleuve et de la nappe phréatique associée ont provoqué : - une évolution du cortège des boisements rivulaires et des forêts alluviales situées sur les grandes îles, sur lesquelles se sont également développées les peupleraies et les espèces exotiques envahissantes, - l’atterrissement des marais de la plaine alluviale, avec un abandon des pratiques agricoles traditionnelles sur les prairies humides conduisant à une évolution vers le boisement. Enfin, l’intensification de certaines pratiques agricoles s’est également traduite par du drainage ou de la mise en culture de prairies humides. Il est important de noter que les aménagements hydroélectriques sur le Rhône ont créés de nouveaux milieux comme les retenues ou lacs artificiels qui accueillent un cortège d’espèces affectionnant les grandes étendues d’eau stagnantes. Ces milieux sont en interaction avec le lac du Bourget. **Vulnérabilité** : Les habitats les plus vulnérables sont donc : - Les forêts alluviales résiduelles des îles ou rivulaires du Haut-Rhône, dû à l’abaissement du niveau de la nappe phréatique, - Les bas-marais neutro-alcalins, - Les annexes fluviales (bras secondaires, lônes, mortes, marais péri-fluviaux,...), - Les herbiers et roselières aquatiques situées notamment sur des secteurs plus artificialisés. Ces milieux sont directement liés au fonctionnement hydraulique du Rhône. Ils sont par conséquent sensibles à différents facteurs, dont l'importance est variable selon la localisation sur le site : perte de dynamique fluviale, abaissement des nappes, perte de connexions hydrauliques, perte des effets des crues, qualité de l'eau… Les zones humides périphériques ont également tendance à s’atterrir et se boiser (aulnes, saules, bouleaux...) de part la perte d’hydratation liée à l’abaissement de la nappe phréatique du Rhône, l’abandon de certaines pratiques (fauche, broyage ..) et des destructions (drainage, plantation ...). La faune et la flore associées se banalisent et cela provoque une érosion de la richesse biologique des marais. Enfin la gestion de la fréquentation est aussi un enjeu sur ce site, notamment avec la navigation à proximité des roselières et dans les lônes. **Plan de gestion** : - Document d'objectifs du site "Lac du Bourget-Chautagne-Haut Rhône" approuvé le 06/03/98. OBJECTIFS ET PRINCIPES DE GESTION : - Eviter le drainage des zones humides. - Définir de nouvelles règles de fonctionnement de la cote du lac du Bourget; - Restaurer la dynamique fluviale et mettre en place un "espace de liberté" du Rhône. - Maintenir et restaurer le fonctionnement hydraulique, la continuité des cours d'eau et la gestion raisonnée des rives des cours d'eau. - Maintenir et améliorer la qualité des eaux de surface et souterraines. - Maintenir une activité agricole diversifiée et non intensive dans un périmètre rapproché des sites. - Mettre en oeuvre des pratiques agricoles compatibles avec les habitats ou espèces patrimoniales. - Reconvertir des cultures en prairies permanentes diversifiées. - Maintenir la mosaïque des milieux, recréer des stades pionniers, restaurer des milieux herbacés (limiter l'embroussaillement et l'envahissement par les ligneux dans les prairies humides et sur les pelouses sèches). - Restauration des zones humides et des pelouses calcicoles par débroussaillement, puis par un entretien soit par fauche dans les zones humides, soit par pâturage extensif sur les coteaux calcaires. - Maintenir de vieux bois en milieu forestier et ne pas intervenir en forêt vieillie. - Eviter le dérangement des gîtes à chauve-souris. - Gérer la fréquentation touristique et motorisée. INSTRUMENTS CONTRACTUELS, REGLEMENTAIRES ET FINANCIERS à envisager : - Mesures contractuelles type mesures agri-environnementales ou contrats Natura 2000. - Maîtrise foncière et d'usage, en particulier sur les espaces naturels remarquables et "l'espace de liberté" du Rhône. - Conventions de gestion. **Mesures de conservation** : - Document d'objectifs du site "Lac du Bourget-Chautagne-Haut Rhône" approuvé le 06/03/98 et révisé en 2010. OBJECTIFS ET PRINCIPES DE GESTION : - Stopper et inverser la tendance au drainage des zones humides. - Définir de nouvelles règles de fonctionnement de la cote du lac du Bourget; - Restaurer la dynamique fluviale et mettre en place un "espace de liberté" du Rhône. - Maintenir et restaurer le fonctionnement hydraulique, la continuité des cours d'eau et la gestion raisonnée des rives des cours d'eau. - Maintenir et améliorer la qualité des eaux de surface et souterraines. - Maintenir une activité agricole diversifiée et non intensive dans un périmètre rapproché des sites. - Mettre en oeuvre des pratiques agricoles compatibles avec les habitats ou espèces patrimoniales. - Reconvertir des cultures en prairies permanentes diversifiées. - Maintenir la mosaïque des milieux, recréer des stades pionniers, restaurer des milieux herbacés (limiter l'embroussaillement et l'envahissement par les ligneux dans les prairies humides et sur les pelouses sèches). - Restauration des zones humides et des pelouses calcicoles par débroussaillement, puis par un entretien soit par fauche dans les zones humides, soit par pâturage extensif sur les coteaux calcaires. - Mettre en place un réseau de vieux bois en milieu forestier et renaturer certaines peupleraies. - Eviter le dérangement des gîtes à chauve-souris. - Gérer la fréquentation touristique et motorisée. INSTRUMENTS CONTRACTUELS, REGLEMENTAIRES ET FINANCIERS à envisager : - Mesures contractuelles type mesures agri-environnementales ou contrats Natura 2000. - Maîtrise foncière et d'usage, en particulier sur les espaces naturels remarquables et "l'espace de liberté" du Rhône. - Extension du territoire de compétence du Conservatoire du Littoral - Conventions de gestion.

Source : FSD INPN

Ce site Natura 2000 est désigné comme Zone Spéciale de Conservation (ZSC, Directive Habitats) (ZSC depuis 2023). Le site s'étend sur 2 741 ha, couvre les départements 01 et 73. Il abrite 12 espèces d’intérêt communautaire (dont 7 en annexe II de la Directive Habitats) et 9 habitats d’intérêt communautaire (dont 2 prioritaires) documentés au formulaire standard. Le site recoupe 26 communes, notamment Serrières-en-Chautagne, Anglefort et Culoz-Béon.

Source : Ontologia (synthèse)

Périmètre

Habitats d'intérêt communautaire (9)

Habitats annexe I de la Directive Habitats (92/43/CEE) présents sur le site, avec représentativité, état de conservation et flag prioritaire *.

  • 91E0*14.4% du site

    Représentativité : B · Conservation : C · Évaluation globale : B

  • 31402.6% du site

    Représentativité : A · Conservation : B · Évaluation globale : B

  • 62100.5% du site

    Représentativité : B · Conservation : B · Évaluation globale : B

  • 7210*0.4% du site

    Représentativité : B · Conservation : B · Évaluation globale : B

  • 32400.4% du site

    Représentativité : D · Conservation : · Évaluation globale :

  • 64300.4% du site

    Représentativité : D · Conservation : · Évaluation globale :

  • 32600.4% du site

    Représentativité : D · Conservation : · Évaluation globale :

  • 31500.4% du site

    Représentativité : D · Conservation : · Évaluation globale :

  • 64100.4% du site

    Représentativité : D · Conservation : · Évaluation globale :

Espèces d'intérêt communautaire (12)

Espèces présentes sur le site avec grade de conservation FSD (A excellent, B bon, C moyen, D non significatif).

Communes concernées (26)