Ontologia

Directive Oiseaux (ZPS)

Marais de Brouage-Oléron

Code national : FR5410028 · 26 080 ha · 40% marin

ZPS depuis le 29/03/2019

En bref

**Qualité et importance** : L'intérêt ornithologique de la ZPS Marais de Brouage- Ile d'Oléron est indéniable tout au long de l'année. Ce ne sont pas moins de 26 espèces de l'annexe I de la Directive oiseaux qui ont été inventoriées, 31 espèces menacées au niveau national et 23 menacées dans la région du Poitou-Charentes. Les effectifs de 22 espèces atteignent ou dépassent les seuils numériques déterminant l'importance internationale du site. Compte-tenu des effectifs des espèces hivernantes et en migration qui stationnent dans ce périmètre, le site présente une importance internationale pour les oiseaux d'eau. Ce sont par exemple plus de 70 000 oiseaux d'eau qui sont dénombrés sur la réserve de Moëze chaque hiver ! **Caractéristiques** : Cette ZPS comprend un vaste complexe de marais arrière-littoraux centre-atlantiques associant des prairies naturelles sur des sols plus ou moins hydromorphes et halomorphes, des prés salés, des vasières tidales et des marais salants abandonnés. La lisière orientale du site se caractérise par la présence d'éléments ponctuels mais d'une très forte valeur biologique : aulnaie-frênaie (abritant une colonie d'ardéidés), tourbière alcaline, moliniaies. L'important réseau de fossés séparant les prairies constitue un habitat essentiel pour l'alimentation et l'installation de nombreuses espèces patrimoniales d'oiseaux. La présence de nombreux bassins salicoles abandonnés depuis des périodes plus ou moins anciennes et diversement recolonisés par la végétation naturelle en fonction de l'hydromorphie constitue par ailleurs un facteur de diversité biologique et d'originalité paysagère essentiel. Les milieux tidaux sont soumis à diverses activités humaines généralement compatibles avec le maintien des milieux lorsqu'elles se pratiquent de façon extensive : concessions ostréicoles, pêche à pied par les particuliers. Les facteurs négatifs sont liés aux formes intensives de l'aquaculture et aux endiguements de prés salés. Sur le continent, dans le secteur compris entre Brouage, Saint-Froult et Beaugeay, l'évolution des pratiques agricoles a fait disparaître d'importantes surfaces de prairies naturelles autrefois vouées au pâturage extensif au profit de cultures céréalières intensives après drainage et a entraîné le plus souvent un remodelage de la topographie originelle. Cette dynamique négative, provisoirement bloquée par les mesures d'accompagnement de la PAC, constitue la menace principale pesant sur le site à moyen terme. La dégradation de la qualité des eaux de l'important réseau de fossés séparant les parcelles (eutrophisation due à une surcharge de nutriments d'origine agricole notamment, développement de "pestes"végétales comme Azolla filiculoides et Ludwiga peploides ou animales comme le Ragondin) et l'artificialisation globale du régime hydraulique (bas niveaux en hiver et au printemps/hauts niveaux en été) représentent également des altérations significatives d'un des habitats : les eaux eutrophes. **Vulnérabilité** : Les milieux tidaux sont soumis à diverses activités humaines généralement compatibles avec le maintien des milieux lorsqu'elles se pratiquent de façon extensive : concessions ostréicoles, pêche à pied par les particuliers. Les facteurs négatifs sont liés aux formes intensives de l'aquaculture et aux endiguements de prés salés. Sur le continent, dans le secteur compris entre Brouage, Saint-Froult et Beaugeay, l'évolution des pratiques agricoles a fait disparaître d'importantes surfaces de prairies naturelles autrefois vouées au pâturage extensif au profit de cultures céréalières intensives après drainage et a entraîné le plus souvent un remodelage de la topographie originelle. Cette dynamique négative, provisoirement bloquée par les mesures d'accompagnement de la PAC (Article 19, OLAE), constitue la menace principale pesant sur le site à moyen terme. La dégradation de la qualité des eaux de l'important réseau de fossés séparant les parcelles (eutrophisation due à une surcharge de nutriments d'origine agricole notamment, développement de "pestes"végétales comme Azolla filiculoides et Ludwiga peploides ou animales comme le Ragondin) et l'artificialisation globale du régime hydraulique (bas niveaux en hiver et au printemps/hauts niveaux en été) représentent également des altérations significatives d'un des habitats : les eaux eutrophes. **Désignation** : Reserve Naturelle de Moëze-Oléron : 6 714 ha Réserve Naturelle Régionale de la Massonne : 99 ha Réserve Départementale : Marais des Bris : 38 ha Sites Natura 2000 proches : FR5400432 Marais de la Seudre FR5412020 Marais et estuaire de la Seudre, île d’Oléron FR5400430 Basse vallée de la Charente FR5412025 Estuaire et basse vallée de la Charente FR5400469 Pertuis Charentais FR5402012 Plateau de Rochebonne FR5412026 Pertuis Charentais - Rochebonne FR5402001 Carrière de l'Enfer FR5400433 Dunes et forêts littorales de l'île d'Oléron FR5400465 Landes de Cadeuil

Source : FSD INPN

Ce site Natura 2000 est désigné comme Zone de Protection Spéciale (ZPS, Directive Oiseaux) (ZPS depuis 2019). Le site s'étend sur 261 km², comprend 40 % de surface marine, couvre le département 17. Il abrite 87 espèces d’intérêt communautaire (dont 17 en annexe II de la Directive Habitats) documentés au formulaire standard. Le site recoupe 19 communes, notamment Marennes-Hiers-Brouage, Saint-Jean-d'Angle et Saint-Just-Luzac.

Source : Ontologia (synthèse)

Périmètre

Espèces d'intérêt communautaire (87)

Espèces présentes sur le site avec grade de conservation FSD (A excellent, B bon, C moyen, D non significatif).

Communes concernées (19)