Description (FSD INPN)
**Qualité et importance** : LE DOMAINE TERRESTRE
La premières richesse du site est constitué par la présence du sous type à Erica Vagans des landes sèches littorales. Cet habitat prioritaire à distribution européenne très restreinte (Groix, Belle-Ile, Yeu et sous une forme différente dans les îles britanniques) trouve ici sa meilleure représentation (plus de 260 hectares).
D'autre part, les falaises avec végétation des côtes atlantiques longent le littoral insulaire et ont des caractéristiques originales liées au climat et à leur exposition aux tempêtes : plantes trés rares (plantin holosté), présence originale d'espèces (obione et salicorne en haut de falaises).
Les milieux dunaires sont modérement étendus (une soixantaine d'hectares dont 56 h. de dunes grises, habitat prioritaire). Ils se caractérisent par une grande richesse en espèces végétales patrimoniales.
Omphalodes littoralis (espèce prioritaire) et Rumex rupestris (espèce d'intérêt communautaire) sont deux des espèces végétales patrimoniales présentes sur l'île. La plupart sont méridionales et plusieurs en limite nord de répartition (unique station armoricaine de Tolpis barbata).
A noter la présence de l'habitat pelouse à Ophioglossum lusitanicum et Isoetes histrix sur des superficies très restreintes, non cartographiables et très temporaires. Il se présente en mosaïque au sein de l'habitat pelouse de falaise littorale (1230).
LE DOMAINE MARIN
La deuxième richesse du site est conditionnée par la présence d'un banc de maërl sur la côte abritée de l'île. Ce dernier est particulièrement vaste et apparaît en relativement bon état de conservation. Il se mélange localement à des herbiers de zostère maximisant ainsi les capacités écologiques marines du site.
D'autre part, les estrans abritent en quelques lieux une diversité des plus fortes du territoire français (milieu prolifique de la Pointe de Taillefer) et sur la côte exposée l'un de plus important peuplement de pouce pied (Mitella pollicipes) à l'échelle européenne.
L'extension 2008 vers le large du secteur " côte sauvage " de Belle-Ile se justifie par l'habitat " Récifs " et plus spécialement par l'habitat élémentaire " Roche infralittorale en mode exposé " avec une faune et une flore associées très riches et diversifiées. L'inventaire réalisé en 2007 (Derrien et al., sous presse) montre que l'intérêt de la zone semble majeur : 48 espèces dont 21 espèces déterminantes dont une par sa rareté, la Rhodophycée Drachiella spectabilis ont pu être inventoriées lors de cette mission. Les plongées effectuées par les scientifiques de la Station de Biologie Marine du MNHN de Concarnea ont permis d'identifier 27 faciès dont 14 faciès infralittoraux, 6 faciès de couvertures algaires sous influence sédimentaire et 7 faciès circalittoraux. Dans cette liste se trouvent des faciès considérés comme rares à l'échelle de la Bretagne : le faciès à Pollicipes pollicipes (pouce-pieds), le faciès à Cliona celata, le faciès à Alcyonium digitatum, le faciès à Aslia lefevrei et dans une moindre mesure le faciès à hydraires gazonnants
Le site abrite d'autres richesses, en particulier avifaunistique : Mouette tridactyle, Fulmar boréal (limite sud de son aire principale), Crave à bec rouge, grand Corbeau et Pigeon biset (forme "sauvage") y sont des nicheurs.
Ainsi que l'Huître plate (Ostrea edulis) et Pourpre petite pierre (Nucella lapillus).
Par ailleurs, plusieurs espèces de mammifères marins sont régulièrement observées sur le site et notamment des groupes côtiers et des groupes océaniques de grand Dauphin.
**Caractéristiques** : Ile aux côtes constituées d'un vaste ensemble de falaises schisteuses aux contours déchiquetés d'anses et d'îlots, de récifs et de promontoires, couronnée de landes et de patures.
l'extension marine du site (2008) permet d'englober l'ensemble du banc de maërl, habitat d'un grand intérêt patrimonial, dans le périmètre du site Natura 2000 et de prendre en compte la partie Sud de l'île composée essentiellement de l'habitat "récif".
**Vulnérabilité** : En premiers lieu, la fréquentation piétonne et automobile entrainent une déterioration importante des habitats de hauts de falaises et participe à la dégradation des landes littorales. D'autre part certains milieux connaissent un embroussaillement progressif et parfois important par défaut d'entretien (landes les moins proche du littoral en particulier).
Parrallèlement à cela, d'autres pertubations concernent les habitats d'intérêt communautaire, cependant elles sont plus anecdotiques : espèces envahissantes, présence de colonies de goélands dans les landes...
Par ailleurs, les bancs de maërl sont impactés par les dragues à coquillages, et sur ce site essentiellement à coquille Saint-Jacques. Le maintien en bon état des bancs de maërl (critère taux de couverture par le maërl vivant) n'est pas incompatible avec une exploitation raisonnée de ces coquillages. Il faut notamment souligner qu'en l'état des connaissances, à Belle-Île, l'effort de pêche actuel paraît compatible avec le maintien de l'habitat dans un bon état de conservation.
**Désignation** : Liste des codes désignations non reportés dans le nouveau FSD :
Code Designation : FR33 ; Couverture : 1
**Plan de gestion** : PROGRAMME DE RESTAURATION (investissement)
Réhabilitation de la pointe des Poulains, des Dunes de Donnant et du site de l'Apothicairerie - Ces terrains sont propriétés du Conservatoire de Littoral et des rivages lacustres et ont fait l'objet de programmes de gestion aujourd'hui achevés.
GESTION COURANTE (fonctionnement)
A l'aide de la taxe sur les passagers maritime enbarqués à destination de Belle-Île (taxe Barnier), la Communauté de Communes de Belle-Île-en-Mer dispose d'un service espaces naturels employant des agents de terrains agissant au jour le jour pour l'entretien du site (gestion courante : nettoyage des plages et du sentier côtier, entretien des aménagements).
Le documents d'objectifs du site sera complété pour prendre en compte l'extension marine de 2008. Les pêcheurs et autres usagers seront particulièrement associés à la définition des mesures de gestion. L'extension en mer du site Natura 2000 permettra une meilleure représentation du fonctionnement écologique de cet ensemble. Sur la base du travail déjà réalisé d'inventaires, de concertations, de préconisations et de mesures de gestion par l'opérateur, l'extension du site permettra de conduire un projet territorial adapté intégrant l'ensemble des acteurs et des problématiques liées au maërl. Il est rappelé que l'extraction de Maërl (non envisagée ici) se traduit par la disparition totale de l'habitat lui-même, ainsi que la diversité qui lui est associée (Grall, 2003). Ces algues à développement très lent peuvent être considérées comme une ressource non renouvelable, en forte diminution.
Sur le plan scientifique, Belle-Ile doit faire partie des points de surveillance en matière de réchauffement global des eaux marines par rapport aux Laminaires et à la présence d'espèces méridionales.
Le caractère maritime du site nécessite un périmètre cohérent de gestion : le maintien et la restauration de l'état de conservation des habitats, la gestion des activités nautiques et l'information et la sensibilisation, questions prioritaires à traiter, pourront ainsi être mieux abordées par rapport aux enjeux de conservation et de gestion. Ces orientations, envisagées dans un cadre plus large et en associant d'autres aires marines et d'autres acteurs, pourraient également être envisagées à partir de la palette d'outils déclinée par la Loi du 14 avril 2006, à l'instar d'un parc naturel marin, outil de concertation et de gestion adapté à cette échelle de territoire.
Les activités de défense exercées sont en particulier :
Aérienne :
Patrouilles opérationnelles et de surveillance aérienne ;
Zone TMA de la BAN Lann-Bihoué;
Zones d'entraînement aérien très basse altitude, zone de largage chaîne SAR, bouées acoustiques et artifices;
Zone de survol pour les essais de missiles avec environnement électromagnétique potentiellement dense.
Surface :
Patrouilles opérationnelles et de surveillance nautique ;
Zones d'entraînement commandos marine et du centre parachutiste d'entraînement aux opérations maritimes (CPEOM) de ROSCANVEL(29);
Zone de transit, activité et mouillage de bâtiments militaires;
Zones de tir;
Zones communes avec le champ de tir marin de Gâvres et le champ de tir marin sud Belle-île;
Zone de patrouille en liaison avec les essais de misiles, retombées possibles d'objets ou engins en cas de difficultés rencontrées lors des essais avec environnement électromagnétique potentiellement dense.
Zone d'exercices amphibies
Sous marine :
Zones d'entraînement commandos marine et du centre parachutiste d'entraînement aux opérations maritimes (CPEOM) de Roscanvel(29) ;
Emissions sonar.
Zone d'activité sous-marine;
Zone d'opérations de guerre des mines;
Action de l'état en mer :
Opérations de déminage sur l'estran et points de dépose et de destruction d'explosifs ;
Plus généralement les espaces marins inclus dans le périmètre du site sont mobilisés pour assurer îa protection du territoire national, y compris à un niveau stratégique. Les activités de défense, d'assistance et de sauvetage , de prévention et de lutte contre la pollution et de police en mer ne pourront pas être remises en cause par cette mesure de classement.
La pérennisation des missions précitées ne devra pas être remise en cause.
Le classement concerne des postes d'observations sur le champ de tir de Gâvres. Il ne devra pas remettre en cause les fonctions de défense et d'action de l'Etat en mer concernées par ces espaces et équipements ainsi que leur entretien et leur capacité d'évolution.
**Mesures de conservation** : PROGRAMME DE RESTAURATION (investissement)
Réhabilitation de la pointe des Poulains, des Dunes de Donnant et du site de l'Apothicairerie - Ces terrains sont propriétés du Conservatoire de Littoral et des rivages lacustres et ont fait l'objet de programmes de gestion aujourd'hui achevés.
GESTION COURANTE (fonctionnement)
A l'aide de la taxe sur les passagers maritime enbarqués à destination de Belle-Île (taxe Barnier), la Communauté de Communes de Belle-Île-en-Mer dispose d'un service espaces naturels employant des agents de terrains agissant au jour le jour pour l'entretien du site (gestion courante : nettoyage des plages et du sentier côtier, entretien des aménagements).
Le documents d'objectifs du site sera complété pour prendre en compte l'extension marine de 2008. Les pêcheurs et autres usagers seront particulièrement associés à la définition des mesures de gestion. L'extension en mer du site Natura 2000 permettra une meilleure représentation du fonctionnement écologique de cet ensemble. Sur la base du travail déjà réalisé d'inventaires, de concertations, de préconisations et de mesures de gestion par l'opérateur, l'extension du site permettra de conduire un projet territorial adapté intégrant l'ensemble des acteurs et des problématiques liées au maërl. Il est rappelé que l'extraction de Maërl (non envisagée ici) se traduit par la disparition totale de l'habitat lui-même, ainsi que la diversité qui lui est associée (Grall, 2003). Ces algues à développement très lent peuvent être considérées comme une ressource non renouvelable, en forte diminution.
Sur le plan scientifique, Belle-Ile doit faire partie des points de surveillance en matière de réchauffement global des eaux marines par rapport aux Laminaires et à la présence d'espèces méridionales.
Le caractère maritime du site nécessite un périmètre cohérent de gestion : le maintien et la restauration de l'état de conservation des habitats, la gestion des activités nautiques et l'information et la sensibilisation, questions prioritaires à traiter, pourront ainsi être mieux abordées par rapport aux enjeux de conservation et de gestion. Ces orientations, envisagées dans un cadre plus large et en associant d'autres aires marines et d'autres acteurs, pourraient également être envisagées à partir de la palette d'outils déclinée par la Loi du 14 avril 2006, à l'instar d'un parc naturel marin, outil de concertation et de gestion adapté à cette échelle de territoire.
Les activités de défense exercées sont en particulier :
Aérienne :
Patrouilles opérationnelles et de surveillance aérienne ;
Zone TMA de la BAN Lann-Bihoué;
Zones d'entraînement aérien très basse altitude, zone de largage chaîne SAR, bouées acoustiques et artifices;
Zone de survol pour les essais de missiles avec environnement électromagnétique potentiellement dense.
Surface :
Patrouilles opérationnelles et de surveillance nautique ;
Zones d'entraînement commandos marine et du centre parachutiste d'entraînement aux opérations maritimes (CPEOM) de ROSCANVEL(29);
Zone de transit, activité et mouillage de bâtiments militaires;
Zones de tir;
Zones communes avec le champ de tir marin de Gâvres et le champ de tir marin sud Belle-île;
Zone de patrouille en liaison avec les essais de misiles, retombées possibles d'objets ou engins en cas de difficultés rencontrées lors des essais avec environnement électromagnétique potentiellement dense.
Zone d'exercices amphibies
Sous marine :
Zones d'entraînement commandos marine et du centre parachutiste d'entraînement aux opérations maritimes (CPEOM) de Roscanvel(29) ;
Emissions sonar.
Zone d'activité sous-marine;
Zone d'opérations de guerre des mines;
Action de l'état en mer :
Opérations de déminage sur l'estran et points de dépose et de destruction d'explosifs ;
Plus généralement les espaces marins inclus dans le périmètre du site sont mobilisés pour assurer îa protection du territoire national, y compris à un niveau stratégique. Les activités de défense, d'assistance et de sauvetage , de prévention et de lutte contre la pollution et de police en mer ne pourront pas être remises en cause par cette mesure de classement.
La pérennisation des missions précitées ne devra pas être remise en cause.
Le classement concerne des postes d'observations sur le champ de tir de Gâvres. Il ne devra pas remettre en cause les fonctions de défense et d'action de l'Etat en mer concernées par ces espaces et équipements ainsi que leur entretien et leur capacité d'évolution.