En bref
**Qualité et importance** : Le secteur ouest de l'île abrite des landes littorales thermo-atlantiques exceptionnelles à Ulex maritimus et où Erica vagans atteint sa limite nord de répartition. Des pelouses climaciques rases à Plantago holosteum littoralis (limite nord) contribuent également à faire de l'île un site d'intérêt botanique national. A noter par ailleurs les falaises suintantes à Rumex rupestris (espèce d'intérêt communautaire), la présence du Crithmo-Crambetum maritimae (Géhu 1960) J.-M. et J. Géhu 1969 (végétation vivace du sommet des cordons de galets - 1220) abritant le Chou marin (protégé au niveau national), qui constituent deux phytocénoses de grand intérêt patrimonial.
L'extension marine 2008 vers le large permet d'englober une part importante du plus vaste complexe d'habitats rocheux caractéristique du sud Bretagne et des bancs de sable intéressants avec notamment la présence de maërl et des zones de zostères. Elle intègre donc des zones intertidales ou subtidales sableuses et rocheuses présentant des modes d'exposition différents. Cette extension vers l'ouest permet ainsi de prendre en compte une partie de haut plateau rocheux sous-marin qui se prolonge de façon significative sur plusieurs milles avant une nouvelle rupture. De même les platiers rocheux et bancs de sable de la baie de Locmaria, classés en réserve naturelle, et vers la basse des Chats au sud-est sont concernés.
A noter la présence de l'habitat pelouse à Ophioglossum lusitanicum et Isoetes histrix sur des superficies très restreintes, non cartographiables et très temporaires. Il se présente en mosaïque au sein de l'habitat pelouse de falaise littorale (1230).
La prise en compte d'un secteur très large qui s'étend à 7 milles à l'ouest de Groix et à 7 milles au Sud allant de l'Ouest au sud repose sur l'habitat " Récifs " et plus spécialement l'habitat élémentaire " Roche infralittorale en mode exposé" , notamment dans l'axe basse Buzig-basse de Groix. Cet axe s'apparente à une forme de chaussée profonde (autour de 20 mètres de profondeur en moyenne) dont la partie Sud constitue un habitat circalittoral de substrat meuble. L'intérêt de ce périmètre élargi repose aussi sur l'intégration du début de la Grande Vasière. L'habitat de la convention OSPAR " Colonies de pennatules et mégafaune fouisseuse " permet de légitimer ce périmètre vers le large : il s'agit de plaines de vase fine, à des profondeurs se situant entre 15 et 200 mètres ou plus abritant des populations telle que Virgularia mirabilis ou Pennatula phosphorea
Au niveau faunistique, de nombreuses espèces rares ou remarquables ont été observées dans ces récifs (spongiaires, hydraires, anthozoaires, bryozoaires, vers polychètes, echiuriens, crustacés et mollusques sédentaires, faune mobile…) (Castric-Fey et L'Hardy-Halos, 2001).
Il s'agit en outre d'un site de fréquentation saisonnière par des mammifères marins dont le grand Dauphin.
**Caractéristiques** : Plateau de schistes cristallins (intérêt minéralogique exceptionnel : réserve naturelle) bordé de falaises couronnées de landes littorales. Présence de dunes perchées à l'est (nord et sud de la pointe de la Croix).
L'extension en 2008 permet ainsi de prendre en considération des zones intertidales sableuses et surtout rocheuses (1110,1140 et 1170) présentant des modes d'exposition différents et représentatifs. Cette extension vers l'Est permet ainsi de prendre en compte une partie de haut plateau rocheux sous-marin qui se prolonge de façon significative sur plusieurs milles avant une nouvelle rupture.
L'île de Groix représente la partie émergée d'un ensemble de roches métamorphiques particulières connues sous le nom de " schistes bleus " de 50 Km de long sur 8 à 10 Km de large, affleurant sous 5 à 40 m d'eau entre les îles des Glénan au nord-ouest, la presqu'île de Quiberon au sud-est et Belle-Ile au sud-sud-est. La prise en compte de la moitié Est de Groix, de la pointe du Grognon au Nord à Locqueltas au Sud permet de prolonger le périmètre de l'actuel site qui était essentiellement terrestre et côtier. Cette extension permet ainsi de prendre en considération des zones intertidales sableuses et rocheuses (1110,1140 et 1170) présentant des modes d'exposition différents et représentatifs. Cette extension vers l'Est permet ainsi de prendre en compte une partie de haut plateau rocheux sous-marin qui se prolonge de façon significative sur plusieurs milles avant une nouvelle rupture.
**Vulnérabilité** : Le piétinement (fréquentation touristique) des hauts de plage, dunes fixées, et des landes littorales provoque une rudéralisation de la flore littorale type.
Dans la partie marine étendue les menaces d'impacts directs sont faibles, que ce soit par la pêche ou les plaisanciers. Pour la zone de clapage des boues de dragage des ports lorientais, au nord ouest de l'île, le suivi fin des impacts permettra d'orienter les solutions ou modalités pour que la conservation en bon état du milieu marin soit assurée. Pour la plaisance, le bassin de navigation de Lorient est assez important avec plus de 18000 bateaux immatriculés. Groix est une destination de prédilection avec plusieurs ports d'accueil très visités en été (Port Tudy, Port St Nicolas, Locamaria) même si la Côte Sauvage est moins accessible. Pour la pêche, essentiellement côtière, les bateaux proviennent pour leur majorité, soit de Lorient, soit de Port-Tudy.
La disparition des laminaires en 2003 a conduit à émettre comme hypothèse une cause climatique (réchauffement global des eaux) à cette disparition. Aussi, Groix, du fait de sa position biogéographique, a été choisie comme zone atelier pour le suivi de ce réchauffement.
**Plan de gestion** : Commune de Groix et communauté d'agglomération du Pays de Lorient.
Les activités de défense exercées sont en particulier :
Aérienne :
Patrouilles opérationnelles et de surveillance aérienne ;
Point d'entrée et de sortie de la BAN Lann-Bihoué;
Zone de posé d'hélicoptères;
Zones d'entraînement aérien très basse altitude, zone de largage chaîne SAR et artifices;
Zone de transit des aeronefs reliant Landivisiau, Lann-Bihoué et les zones de tir de Gâvres et de Quiberon.
Zone de survol pour les essais de missiles avec environnement électromagnétique potentiellement dense.
Surface :
Patrouilles opérationnelles et de surveillance nautique ;
Zones d'entraînement commandos marine et du centre parachutisted'entraînement aux opérations maritimes (CPEOM) de ROSCANVEL(29);
Zone de transit, activité et mouillage de bâtiments militaires;
Zones de tir;
Zones en bordure Est avec le champ de tir marin de Gâvres;
Zone d'exercices amphibies;
Zone de patrouille en liaison avec les essais de misiles, retombées possible d'objets ou engins en cas de difficultés rencontrées lors des essais avec environnement électromagnétique potentiellement dense.
Sous marine :
Zones d'entraînement commandos marine et du centre parachutiste d'entraînement aux opérations maritimes (CPEOM) de Roscanvel(29) ;
Emissions sonar.
Zone d'opérations de Guerre des mines;
Opérations de chasse aux mines.
Action de l'état en mer :
Opérations de déminage sur l'estran et points de dépose et de destruction d'explosifs ;
Plus généralement les espaces marins inclus dans le périmètre du site sont mobilisés pour assurer îa protection du territoire national, y compris à un niveau stratégique. Les activités de défense, d'assistance et de sauvetage , de prévention et de lutte contre la pollution et de police en mer ne pourront pas être remises en cause par cette mesure de classement.
La pérennisation des missions précitées ne devra pas être remise en cause.
Le classement concerne le Sémaphore de Beg Melen, le Fort Surville et les zones aériennes dangeureuses LFD18 et D13. Il ne devra pas remettre en cause les fonctions de défense et d'action de l'Etat en mer concernées par ces espaces et équipements ainsi que leur entretien et leur capacité d'évolution.
**Mesures de conservation** : Commune de Groix et communauté d'agglomération du Pays de Lorient.
Les activités de défense exercées sont en particulier :
Aérienne :
Patrouilles opérationnelles et de surveillance aérienne ;
Point d'entrée et de sortie de la BAN Lann-Bihoué;
Zone de posé d'hélicoptères;
Zones d'entraînement aérien très basse altitude, zone de largage chaîne SAR et artifices;
Zone de transit des aeronefs reliant Landivisiau, Lann-Bihoué et les zones de tir de Gâvres et de Quiberon.
Zone de survol pour les essais de missiles avec environnement électromagnétique potentiellement dense.
Surface :
Patrouilles opérationnelles et de surveillance nautique ;
Zones d'entraînement commandos marine et du centre parachutisted'entraînement aux opérations maritimes (CPEOM) de ROSCANVEL(29);
Zone de transit, activité et mouillage de bâtiments militaires;
Zones de tir;
Zones en bordure Est avec le champ de tir marin de Gâvres;
Zone d'exercices amphibies;
Zone de patrouille en liaison avec les essais de misiles, retombées possible d'objets ou engins en cas de difficultés rencontrées lors des essais avec environnement électromagnétique potentiellement dense.
Sous marine :
Zones d'entraînement commandos marine et du centre parachutiste d'entraînement aux opérations maritimes (CPEOM) de Roscanvel(29) ;
Emissions sonar.
Zone d'opérations de Guerre des mines;
Opérations de chasse aux mines.
Action de l'état en mer :
Opérations de déminage sur l'estran et points de dépose et de destruction d'explosifs ;
Plus généralement les espaces marins inclus dans le périmètre du site sont mobilisés pour assurer îa protection du territoire national, y compris à un niveau stratégique. Les activités de défense, d'assistance et de sauvetage , de prévention et de lutte contre la pollution et de police en mer ne pourront pas être remises en cause par cette mesure de classement.
La pérennisation des missions précitées ne devra pas être remise en cause.
Le classement concerne le Sémaphore de Beg Melen, le Fort Surville et les zones aériennes dangeureuses LFD18 et D13. Il ne devra pas remettre en cause les fonctions de défense et d'action de l'Etat en mer concernées par ces espaces et équipements ainsi que leur entretien et leur capacité d'évolution.
Source : FSD INPN
Ce site Natura 2000 est désigné comme Zone Spéciale de Conservation (ZSC, Directive Habitats) (ZSC depuis 2014). Le site s'étend sur 283 km², comprend 97 % de surface marine, couvre le département 56. Il abrite 6 espèces d’intérêt communautaire (dont 3 en annexe II de la Directive Habitats) et 13 habitats d’intérêt communautaire (dont 2 prioritaires) documentés au formulaire standard. Le site recoupe 1 commune, notamment Groix.
Source : Ontologia (synthèse)