En bref
**Qualité et importance** : Superbe complexe au dessus de 1200m, de hautes chaumes, tourbières, prairies à hautes herbes, hêtraies d'altitude et de lambeaux de pessières autochtones sur tourbe. A part les richesses floristiques typiques liées à ces milieux, on peut noter la présence de Hieracium alpinum qui trouve ici l'essentiel de sa population lorraine.
**Caractéristiques** : Vaste écocomplexe de milieux ouverts du massif vosgien en sommet des vosges . Le site est de relief peu accusé pour la région car situé sur la ligne de crête. En revanche le relief est montagneux à proximité. Le climat froid a permis la formation de tourbières et le maintien des hautes chaumes. On trouve des tourbières boisées et des forêts d'altitude à la périphérie du site.
**Vulnérabilité** : Les chaumes et les landes sub-alpines pourraient être menacées par l'intensification agricole.
**Plan de gestion** : Aménagement forestier
Les actions déjà engagées sur le site :
En raison des particularités écologiques des chaumes et de leurs enjeux paysagers, le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges en 1993 a initié en concertation avec les agriculteurs, un programme Art. 19 (mesures agri-environnementales). Ce programme, prévu pour 5 ans, a permis de contractualiser un certain nombre de principes de gestion : abandon des retournements, extensification, re-exploitation de secteurs sous exploités.
Une partie du site bénéficie du régime forestier. L’Office National des Forêts y a créé la réserve biologique domaniale de la Chaume Charlemagne en 1986.
Les espaces forestiers occupent une faible superficie mais accueillent des formations originales. En raison de leur faible productivité et de leur intérêt paysager, des règles de gestion spécifiques y sont développées (traitement irrégulier, absence d'intervention sur les secteurs marginaux...).
Dans le cadre d'un programme d'organisation des fréquentations et de réhabilitation du sommet du Hohneck, diverses actions ont été réalisées à l'initiative de la Commune de La Bresse avec le soutien du Parc :
· amélioration pastorale et réoccupation d’une chaume abandonnée,
· organisation du stationnement sur le sommet,
· revégétalisation du secteur érodé.
Le site est également inscrit au titre de la Loi de 1930 (site Schlucht/Hohneck) et fait l'objet actuellement d'une procédure d'instruction pour un classement.
Le Jardin d’Altitude du Haut Chitelet, géré par le Conservatoire et Jardins Botaniques de Nancy, constitue un outil pédagogique de premier plan pour la mise en valeur du site.
Les orientations envisageables pour la gestion future :
Pour les chaumes, il conviendrait de poursuivre les actions en liaison avec les agriculteurs, gestionnaires de ces espaces ouverts dans le cadre de mesures agri-environnementales.
Les objectifs de gestion suivants pourraient être poursuivis :
· encourager l’extensification des pratiques pastorales et agricoles,
· maintenir des pratiques compatibles (fertilisation organique, limitation des zones de fauche, pas de traitement calcique),
· reconquérir les zones abandonnées en veillant à l’effet de lisière,
· développer le principe de plan de pâturage,
· préserver la qualité des eaux de sources.
Il conviendrait de pérenniser les mesures initiées sur les tourbières. C’est à dire de laisser faire l’évolution naturelle sur celles qui ne sont pas perturbées et d’intervenir sur celles qui ont été dégradées (anciennement drainées) ou qui font l’objet d’un envahissement récent par les ligneux.
Il serait également opportun de veiller au bon fonctionnement hydrologique des bassins versants et à la qualité des eaux.
**Mesures de conservation** : Aménagement forestier
Les actions déjà engagées sur le site :
En raison des particularités écologiques des chaumes et de leurs enjeux paysagers, le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges en 1993 a initié en concertation avec les agriculteurs, un programme Art. 19 (mesures agri-environnementales). Ce programme, prévu pour 5 ans, a permis de contractualiser un certain nombre de principes de gestion : abandon des retournements, extensification, re-exploitation de secteurs sous exploités.
Une partie du site bénéficie du régime forestier. L’Office National des Forêts y a créé la réserve biologique domaniale de la Chaume Charlemagne en 1986.
Les espaces forestiers occupent une faible superficie mais accueillent des formations originales. En raison de leur faible productivité et de leur intérêt paysager, des règles de gestion spécifiques y sont développées (traitement irrégulier, absence d'intervention sur les secteurs marginaux...).
Dans le cadre d'un programme d'organisation des fréquentations et de réhabilitation du sommet du Hohneck, diverses actions ont été réalisées à l'initiative de la Commune de La Bresse avec le soutien du Parc :
· amélioration pastorale et réoccupation d’une chaume abandonnée,
· organisation du stationnement sur le sommet,
· revégétalisation du secteur érodé.
Le site est également inscrit au titre de la Loi de 1930 (site Schlucht/Hohneck) et fait l'objet actuellement d'une procédure d'instruction pour un classement.
Le Jardin d’Altitude du Haut Chitelet, géré par le Conservatoire et Jardins Botaniques de Nancy, constitue un outil pédagogique de premier plan pour la mise en valeur du site.
Les orientations envisageables pour la gestion future :
Pour les chaumes, il conviendrait de poursuivre les actions en liaison avec les agriculteurs, gestionnaires de ces espaces ouverts dans le cadre de mesures agri-environnementales.
Les objectifs de gestion suivants pourraient être poursuivis :
· encourager l’extensification des pratiques pastorales et agricoles,
· maintenir des pratiques compatibles (fertilisation organique, limitation des zones de fauche, pas de traitement calcique),
· reconquérir les zones abandonnées en veillant à l’effet de lisière,
· développer le principe de plan de pâturage,
· préserver la qualité des eaux de sources.
Il conviendrait de pérenniser les mesures initiées sur les tourbières. C’est à dire de laisser faire l’évolution naturelle sur celles qui ne sont pas perturbées et d’intervenir sur celles qui ont été dégradées (anciennement drainées) ou qui font l’objet d’un envahissement récent par les ligneux.
Il serait également opportun de veiller au bon fonctionnement hydrologique des bassins versants et à la qualité des eaux.
Source : FSD INPN
Ce site Natura 2000 est désigné comme Zone Spéciale de Conservation (ZSC, Directive Habitats) (ZSC depuis 2008). Le site s'étend sur 210 ha, couvre le département 88. Il abrite 1 espèce d’intérêt communautaire (dont 1 en annexe II de la Directive Habitats) et 4 habitats d’intérêt communautaire (dont 1 prioritaire) documentés au formulaire standard. Le site recoupe 6 communes, notamment La Bresse, Xonrupt-Longemer et Metzeral.
Source : Ontologia (synthèse)