En bref
**Qualité et importance** : Le Cap Blanc Nez, promontoire crayeux marquant la fin de la Branche nord des collines de l'Artois, représente la seule falaise crétacique littorale de la région Nord/Pas-de-Calais.
D'un intérêt géomorphologique et géologique exceptionnel, ce site est également unique sur le plan des habitats. Il abrite en effet un des deux noyaux majeurs de la pelouse littorale thermo-atlantique du Thymo drucei-Festucetum hirtulae, endémique du Boulonnais.
A cette pelouse rarissime sont associées des junipéraies basses anémomorphosées d'une très grande originalité en région de plaine.
D'autres habitats, et en particulier les parois crayeuses verticales à Brassica oleracea subsp. sylvestris, les végétations halonitrophiles du pied de falaise [Beto maritimae-Atriplicetum glabriusculae] et les pelouses vivaces aérohalines sommitales [Dauco intermedii-Festucetum pruinosae], sont particulièrement typiques et représentatifs des systèmes de végétations propres aux falaises crayeuses picardo-normandes.
Sur le plan faunistique, l'intérêt est lié à la présence d'au moins cinq espèces de Chiroptères de la directive dont trois, le Vespertilion à oreilles échancrées, le murin des marais, le grand Rhinolophe relevant de l'annexe II. Plusieurs espèces d'oiseaux enrichissent ce patrimoins (Faucon pélerin, Hibou des marais, Oedicnème criard).
**Caractéristiques** : D'un intérêt géomorphologique exceptionnel, le Cap Blanc Nez, promontoire crayeux marquant la fin de la Branche nord des collines de l'Artois, représente la seule falaise crétacique littorale de la région Nord/Pas-de-Calais.
**Vulnérabilité** : Même s'ils n'occupent pas tous les espaces potentiels, les habitats les plus précieux sont actuellement dans un état de conservation relativement satisfaisant, malgré certaines altérations liées à des problèmes de pression touristique et agricole croissante et non maîtrisée (piétinement des pelouses sommitales, delta-plane, extension des cultures sur les versants crayeux, terrain de moto-cross, décharges sauvages, ...).
Par ailleurs, les travaux liés à la construction du tunnel sous la Manche ont entraîné le comblement d'anciennes carrières et des dégradations dues à la proximité du chantier (dépôts, circulation des engins, ...).
L'abandon d'une partie des pelouses a, de même, conduit à l'extension des ourlets et fourrés de recolonisation avec une densification de la végétation néfaste aux espèces caractéristiques les plus précieuses, celles-ci se maintenant cependant là où les lapins ont pris le relais des ovins.
Les mesures de gestion ou de restauration préconisées (pâturage extensif ovin, fauche exportatrice, débroussaillage, ...) devraient être étendues à l'ensemble des systèmes pelousaires de ce site en raison de leur extrême intérêt floristique et phytocoenotique et ce, par le biais de la mise en place de mesures agri-environnementales ciblées sur les coteaux d'intérêt majeur.
**Plan de gestion** : Plan de gestion de la RNR du Mont de couple.
**Mesures de conservation** : Plan de gestion de la RNR du Mont de couple.
Source : FSD INPN
Ce site Natura 2000 est désigné comme Zone Spéciale de Conservation (ZSC, Directive Habitats) (ZSC depuis 2015). Le site s'étend sur 728 ha, comprend 43 % de surface marine, couvre le département 62. Il abrite 3 espèces d’intérêt communautaire (dont 3 en annexe II de la Directive Habitats) et 9 habitats d’intérêt communautaire (dont 1 prioritaire) documentés au formulaire standard. Le site recoupe 9 communes, notamment Sangatte, Escalles et Wissant.
Source : Ontologia (synthèse)