Ontologia

Directive Habitats (ZSC)

Grand herbier de la côte orientale

Code national : FR9402014 · 43 079 ha · 100% marin

ZSC depuis le 31/12/2015

En bref

**Qualité et importance** : L'herbier de Posidonies de la côte Est constitue l'écosystème clef de cette zone marine. En effet, les différents rôles intrinsèques de cet écosystème (producteur d'oxygène, source de nourriture, abri, frayère, nurserie, stabilisation des fonds, protection des côtes, puits de carbone, maintien de la clarté des eaux…) couplés aux dimensions remarquables de cet herbier (près de 40 000 hectares d'un seul tenant), révèlent l'importance de ce milieu pour l'ensemble du littoral de la Plaine Orientale. La préservation de cet écosystème contribue au maintien de nombreuses espèces qui en dépendent. Des espèces comme la grande Nacre (Pinna nobilis) ou la tortue Caouanne (Caretta caretta), qui sont des espèces d'intérêt communautaire, sont régulièrement observées dans ce périmètre. On peut également y rencontrer de nombreuses autres espèces de poissons, d'échinodermes, de crustacés, de mollusques. Le bon fonctionnement de cet écosystème est le garant de la conservation d'intérêts économiques majeurs, notamment halieutiques car il assure également une continuité avec l'ensemble des lagunes littorales présentes (réserve de Biguglia, étangs de Diane et d'Urbino). **Caractéristiques** : Le périmètre de consultation intègre la majeure partie d'un herbier de posidonies (Posidonia oceanica) qui constitue un écosystème unique en Méditerranée en raison de sa surface et de son état de conservation. L'intérêt est renforcé par les échanges entre la zone de frayère et d'abri que constitue l'herbier, et les zones de nourrissage que sont les lagunes côtières de la Plaine Orientale. **Vulnérabilité** : A proximité du site, l'importance du trafic maritime dans le canal de Corse et les dégazages sauvages des cuves observés de manière chroniques sont des éléments à prendre en compte pour la gestion des habitats et notamment les bancs de sables à faible couverture permanente d'eau marine. La présence d'activités de pêche au chalut sur ce périmètre est également susceptible de dégrader l'herbier. A noter que les macrodéchets ,et plus particulièrement les sacs plastiques, retrouvés en mer sont susceptibles d'être assimilés à des bancs de méduses et avalés par les Tortues Caouannes, pouvant provoquer l'obstruction du tube digestif. **Plan de gestion** : Il n'existe pas de protection de la partie marine. En revanche, plusieurs terrains répartis au niveau du lido de l'étang de Biguglia et plus au sud sont propriété du Conservatoire du littoral qui en assure la préservation. De plus, des Sites d'Intérêt Communautaire et des Zones de Protection Spéciale existent au niveau des étangs de Biguglia, Urbinu et Palo. L'étang de Biguglia est également une réserve naturelle depuis 1994. " Les forces armées sont susceptibles de conduire des activités sur ce site. Il s'agit notamment de navigation d'unité de surface ou sous-marine, survol d'aéronef, parachutage, tir, mouillage, émission acoustique ou électromagnétique (radar, sonar, radio), pétardement sous-marin de munition historique non déplaçable, activité de plongeur ou de nageur, etc. Les activités de routine des forces armées comprennent en particulier : -L'approvisionnement en carburant des la base aérienne 126 de Solenzara par des navires pétroliers utilisant un sealine (4155,15 N) -Une zone d'entrainement nautique -des balises pour l'entrainement de la patrouille de France -Le champ de tir Air/Sol de Diane (42°14' 00 N -42°05'00 N - 009°38' 00 E -009°28'00 E) n'utilisant que des munitions inertes. le débarquement sur une plage par chaland de personnel ou de matériel roulant (plageage) sur le site de Solenzara aérodrome (4155.38 N -000924.85 E) et Chiola (4152.97 N-00923.94 E). La marine conserve la possibilité de développer des instrumentations ou activités sur le fond et dans la masse d'eau y compris hors des zones actuellement identifiées comme susceptibles d'activités militaires. Les activités citées ci-dessus et en particulier les plageables doivent être maintenues. Plus généralement, les espaces marins inclus dans le périmètre sont mobilisés pour assurer la protection du territoire national, y compris à un niveau stratégique. Les activités de défense, d'assitance et de sauvetage, de prévention et de lutte contre la pollution et de police en mer ne pourront pas être remises en cause par cette mesure de classement. La pérennisation des missions précitées ne devra pas être remise en cause. **Mesures de conservation** : Il n'existe pas de protection de la partie marine. En revanche, plusieurs terrains répartis au niveau du lido de l'étang de Biguglia et plus au sud sont propriété du Conservatoire du littoral qui en assure la préservation. De plus, des Sites d'Intérêt Communautaire et des Zones de Protection Spéciale existent au niveau des étangs de Biguglia, Urbinu et Palo. L'étang de Biguglia est également une réserve naturelle depuis 1994. " Les forces armées sont susceptibles de conduire des activités sur ce site. Il s'agit notamment de navigation d'unité de surface ou sous-marine, survol d'aéronef, parachutage, tir, mouillage, émission acoustique ou électromagnétique (radar, sonar, radio), pétardement sous-marin de munition historique non déplaçable, activité de plongeur ou de nageur, etc. Les activités de routine des forces armées comprennent en particulier : -L'approvisionnement en carburant des la base aérienne 126 de Solenzara par des navires pétroliers utilisant un sealine (4155,15 N) -Une zone d'entrainement nautique -des balises pour l'entrainement de la patrouille de France -Le champ de tir Air/Sol de Diane (42°14' 00 N -42°05'00 N - 009°38' 00 E -009°28'00 E) n'utilisant que des munitions inertes. le débarquement sur une plage par chaland de personnel ou de matériel roulant (plageage) sur le site de Solenzara aérodrome (4155.38 N -000924.85 E) et Chiola (4152.97 N-00923.94 E). La marine conserve la possibilité de développer des instrumentations ou activités sur le fond et dans la masse d'eau y compris hors des zones actuellement identifiées comme susceptibles d'activités militaires. Les activités citées ci-dessus et en particulier les plageables doivent être maintenues. Plus généralement, les espaces marins inclus dans le périmètre sont mobilisés pour assurer la protection du territoire national, y compris à un niveau stratégique. Les activités de défense, d'assitance et de sauvetage, de prévention et de lutte contre la pollution et de police en mer ne pourront pas être remises en cause par cette mesure de classement. La pérennisation des missions précitées ne devra pas être remise en cause.

Source : FSD INPN

Ce site Natura 2000 est désigné comme Zone Spéciale de Conservation (ZSC, Directive Habitats) (ZSC depuis 2015). Le site s'étend sur 431 km², comprend 100 % de surface marine, couvre le département 2B. Il abrite 2 espèces d’intérêt communautaire (dont 1 en annexe II de la Directive Habitats) et 5 habitats d’intérêt communautaire (dont 1 prioritaire) documentés au formulaire standard. Le site recoupe 27 communes, notamment Aléria, Ghisonaccia et Linguizzetta.

Source : Ontologia (synthèse)

Périmètre

Habitats d'intérêt communautaire (5)

Habitats annexe I de la Directive Habitats (92/43/CEE) présents sur le site, avec représentativité, état de conservation et flag prioritaire *.

  • 1120*52.6% du site

    Représentativité : A · Conservation : A · Évaluation globale : A

  • 111020.6% du site

    Représentativité : A · Conservation : A · Évaluation globale : A

  • 11400.6% du site

    Représentativité : A · Conservation : A · Évaluation globale : A

  • 11700.3% du site

    Représentativité : B · Conservation : A · Évaluation globale : B

  • 83300.0% du site

    Représentativité : B · Conservation : A · Évaluation globale : A

Espèces d'intérêt communautaire (2)

Espèces présentes sur le site avec grade de conservation FSD (A excellent, B bon, C moyen, D non significatif).

Communes concernées (27)