Ontologia

Directive Habitats (ZSC)

Entre Sumène et Mars

Code national : FR8302035 · 726 ha

ZSC depuis le 11/07/2019

En bref

**Qualité et importance** : Pour les 2 espèces qui ont été déterminantes pour la désignation du site, La loutre et l’Ecrevisse à pattes blanches, mais aussi pour le Chabot inscrit à l’annexe 2 de la Directive Habitats, le maintien et les améliorations de la qualité du milieu qui les abrite sont primordiaux, qu’il s’agisse de la physico chimie des eaux ou de l’intégrité physique du cours d’eau (berges, substrats…). Pour rappel, l'importance du site est connectée à l'enjeu régional de préservation de ces deux espèces patrimoniales dans les cours d'eau d'Auvergne, et à la responsabilité forte de notre région pour leur état de conservation. **Caractéristiques** : Le site Natura 2000 FR8302035 « Entre Sumène et Mars » est issu de la scission d’un site régional plus vaste, désigné pour une espèce d'intérêt communautaire : la Loutre. Pour concrétiser une approche territoriale, et ainsi faciliter l'appropriation des acteurs et améliorer les conditions de la concertation, le site Natura 2000 initial d'ampleur régionale a été reconfiguré en plusieurs sites Natura 2000 territoriaux par bassin versant, dont le site ici concerné. Le site s’étend sur les territoires de l’Artense - Sumène, de la zone Ouest cantalienne et des Plateaux du Nord et Cézallier (territoires définis selon les unités paysagères et le Plan de Développement Rural National). Il se situe à la frontière de deux grandes entités géologiques : le substratum granito-gneissique de la chaîne hercynienne formée lors de l’orogenèse varisque et le massif volcanique cantalien ou stratovolcan constitué d’une alternance de dépôts volcano - clastiques et de coulées. La dépression de la Sumène se situe à la limite Nord des coulées périphériques. Du point de vue paysager, les vallées de la tête du bassin de la Sumène sont de type glaciaire en forme d’auge, tandis que dans la partie amont, elles s’encaissent dans des gorges profondes (profil en « V »). Le linéaire de rivière concerné représente environ 134 Km de cours d’eau, localisé dans le bassin versant de la Sumène, affluent en rive gauche du cours supérieur de la Dordogne. La Sumène prend sa source dans les Monts du Cantal, sur les communes de Collandres et Trizac et s’écoule sur un linéaire de 47 km environ, en suivant une direction Sud-Nord, puis Est-Ouest pour rejoindre la Dordogne dans une zone de gorges, en aval de Vendes. Le bassin versant de la Sumène s’étend sur près de 414 km². Le réseau hydrographique du bassin de la Sumène est dense (les sols peu perméables contribuant à cette densité) et présente des affluents quasiment aussi importants en termes de longueur et de débits que le cours d’eau principal. Les cours d’eau du site ne sont pas définis en zone vulnérable, ni en zone sensible. Les 2 rivières principales, la Sumène et le Mars, sont des cours d’eau de première catégorie piscicole (salmonidés dominants). La présence de 2 espèces animales de l’annexe 2 de la Directive habitats (Loutre et Ecrevisse à pattes blanches) a justifié la désignation du site, intérêt écologique qui se renforce par la présence d’une autre espèce patrimoniale, le Chabot. Le maintien et les améliorations de la qualité du milieu qui abritent ces espèces sont primordiaux, qu’il s’agisse de la physico chimie des eaux ou de l’intégrité physique du cours d’eau (berges, substrats…). 8 habitats (ou « sous-habitats ») naturels ou semi-naturels dominants sont présents sur le site « Entre Sumène et Mars ». Quatre d’entre eux sont des habitats naturels d’intérêt communautaire, dont deux sont prioritaires (Forêts alluviales à Alnus glutinosa et Fraxinus excelsior* et Forêts de pentes, éboulis ou ravins du Tilio-Acerion*). Le site présente un intérêt d’autant plus important que les forêts de Frênes et d’Aulnes s’étendent sur plus d’une centaine d’ha de surface et représentent à elles seules près de la moitié des habitats naturels présents sur le site. Les perturbations rencontrées sur le bassin de la Sumène concernent principalement les éléments azotés et phosphorés, les principales sources de pollutions relevant des dysfonctionnements de système de traitement, de rejets directs d’eaux usées ou de pollutions diffuses émanant des industries agroalimentaires. La vétusté des systèmes de traitement des eaux usées et la non-conformité de certains ouvrages constituent les principales menaces pour la Loutre et ses habitats. L’élevage, bien que très présent sur le bassin versant, ne semble pas être à l’origine de détériorations importante sur le site. En effet, la pratique agricole reste une pratique extensive sur la majorité du site, avec une surface toujours en herbe très importante, et peu d’apport en fertilisants sur les parcelles. De même, malgré de fortes potentialités, le massif forestier n’est que très peu exploité, d’où des effets relativement faibles sur les habitats des espèces. Les principales sources de perturbation pourraient provenir d’un certain enrésinement des berges, avec l’épicéa et le douglas, réalisées après-guerre. Des menaces plus spécifiques à chacune des espèces sont également identifiées : problème de collision pour La loutre, concurrence avec l’écrevisse invasive pour l’Ecrevisse à pattes blanches… **Mesures de conservation** : - Maintien dans un bon état de conservation et/ou restauration des cours d’eau habitat de la Loutre d’Europe, de l’Ecrevisse à pattes-blanches, et du Chabot. - Maintien dans un bon état de conservation des populations de l’Ecrevisse à pattes blanches, de la Loutre d’Europe, et du Chabot. - Maintien dans un bon état de conservation et/ou restauration habitats naturels d’intérêt communautaire : les Forêts alluviales à Alnus glutinosa et Fraxinus excelsior (habitat naturel prioritaire), Forêt de pente, éboulis ou ravins du Tilio-Acerion (prioritaire), les prairies à Molinia sur sols calcaires, tourbeux ou argilolimoneux et les hêtraies atlantiques, acidophiles à sous-bois à Ilex et parfois Taxus. - Préservation, voire restauration, de la qualité de l’eau et des sols. - Rétablissement de la libre circulation des espèces et de l’écoulement des eaux. - Amélioration des connaissances sur les espèces et les habitats naturels d’intérêt communautaire. - Sensibilisation des acteurs locaux et du grand public. - Information des acteurs locaux sur l’avancement de la mise en œuvre du DocOb. - Animation, gestion administrative et coordination de la mise en œuvre du document d’objectifs en concertation avec les acteurs du territoire.

Source : FSD INPN

Ce site Natura 2000 est désigné comme Zone Spéciale de Conservation (ZSC, Directive Habitats) (ZSC depuis 2019). Le site s'étend sur 726 ha, couvre le département 15. Il abrite 2 espèces d’intérêt communautaire et 4 habitats d’intérêt communautaire (dont 2 prioritaires) documentés au formulaire standard. Le site recoupe 22 communes, notamment Trizac, Auzers et Saint-Vincent-de-Salers.

Source : Ontologia (synthèse)

Périmètre

Habitats d'intérêt communautaire (4)

Habitats annexe I de la Directive Habitats (92/43/CEE) présents sur le site, avec représentativité, état de conservation et flag prioritaire *.

  • 91E0*23.3% du site

    Représentativité : A · Conservation : B · Évaluation globale : B

  • 64101.6% du site

    Représentativité : C · Conservation : B · Évaluation globale : C

  • 91200.7% du site

    Représentativité : C · Conservation : B · Évaluation globale : C

  • 9180*0.4% du site

    Représentativité : C · Conservation : B · Évaluation globale : C

Espèces d'intérêt communautaire (2)

Espèces présentes sur le site avec grade de conservation FSD (A excellent, B bon, C moyen, D non significatif).

Communes concernées (22)