En bref
**Qualité et importance** : Ecosystème xérique particulier et unique de grand intérêt géobotanique par la présence de chênaies sessiliflore et pubescente sèches continentales, et d'enclaves de pelouses steppiques planitiaires, rarissimes en Europe occidentale, conditionnées par un climat local très sec (pluviométrie inférieure à 500 mm par an) et un matériau pédologique très drainant (alluvions grossières du Rhin).
Ce site inscrit pour partie à l'inventaire des Z.I.C.O. (Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux) présente une avifaune riche et à forte valeur patrimoniale: la ZPS de la forêt domaniale de la Harth à été désignée le 18 janvier 2005, celle des zones agricoles de la Hardt le 6 janvier 2005.
**Caractéristiques** : De Bâle à Marckolsheim entre le Rhin et l'Ill, les forêts de la Hardt constituent une des entités paysagères et écologiques principales de la Plaine d'Alsace. Les principales caractéristiques de ce massif sont sa dimension importante, la nature du substrat caillouteux, aujourd'hui, suite aux travaux de Tulla à faible réserve en eau, et un climat à tendance continentale.
- dimension : les forêts de la Hardt représentent le reste d'un vaste massif forestier qui occupait, rive gauche du Rhin, les quelques 50 000 ha du cône alluvial rhénan. Elles sont constituées de la somme des 14 000 ha de la forêt domaniale de la Hardt au Sud, d'un seul tenant, des huit massifs situés au Nord qui en totalisent environ 3 000 ha.
- Une sécheresse climatique marquée : le climat de tendance continentale se caractérise par des températures moyennes de l'ordre de 9,5, 10° et des différences annuelles importantes. Les précipitations sont faibles, variant selon un gradient NS de 700 mm à la hauteur de Kembs à 500 mm à la hauteur de Colmar, au Nord. Elles tombent surtout en début d'été.
- Une sécheresse édaphique prononcée : le substrat est fait de dépôts grossiers caillouteux, de très grande épaisseur, charriés par le Rhin lors de la glaciation wurmienne, imperméabilisés lors des travaux de Tulla. Les réserves en eaux sont réduites. Des variations sont introduites par des dépôts plus récents.
La proposition de périmètre englobe les massifs les plus secs : les 8 massifs situés au Nord ainsi que le Sud de la Hardt domaniale où se développent les formations végétales steppiques les plus caractéristiques.
Par ailleurs, 600 ha complémentaires sont proposés essentiellement parce qu'ils sont favorables à la croissance de la mousse Dicranum viride.
**Vulnérabilité** : Site susceptible d'être vulnérable du fait de la proximité immédiate de grandes zones agricoles et urbaines. L'épendage d'engrais agricole concoure à une modification notable des conditions stationnelles des sites forestiers ou steppiques situés en lisière de massif.
Les pelouses, qui renferment de nombreuses espèces végétales de fort intérêt patrimonial, subissent les pressions conjointes de l'homme (cueillette, pillage des stations, utilisation à fin de loisir, équipements cynégétiques inadaptés, etc...) et du gibier (retournement des terres par le sanglier, tassement des sols...). La dynamique naturelle conduit à une diminution des clairières par enfrichement. Bien que le robinier soit inscrit sur les listes commerciales supervisées par l'Europe, cette légumineuse devient localement invasive et transforme le milieu de vie de certains habitats naturels de l'annexe I de la directive.
La fragmentation du massif forestier par diverses infrastructures constitue également un élément de perturbation.
**Désignation** : Le site de la Hardt Nord est constitué d'une surface non négligeable de chênaies pubescentes continentales non retenues par la Directive Habitat. Pourtant, ces chênaies associées le plus souvent aux enclaves steppiques xérothermiques, composent un paysage unique et un écocomplexe à haute valeur biologique pour la région Alsace.
De même, les pelouses steppiques d'intérêt européen regroupent des formations très différentes selon le substrat : pelouses sèches à très sèches à Brome et se trouvent très souvent associées à des ourlets xériques à Géranium sanguin.
**Plan de gestion** : Le massif de la Harth a une vocation de gestion multifonctionnelle marquée (protection biologique et physique, production de bois, accueil du public et des scolaires...), qui est liée à la grande diversité des conditions écologiques.
Un aménagement expérimental a été élaboré pour la période 1996-2005. Il consistera à favoriser la diversité des essences adaptées (sylviculture mélangée) et des structures (futaie régulière, futaie irrégulière, taillis sous-futaie), à conserver au mieux l'ambiance forestière et de régénérer les peuplements par voie naturelle sur les petites trouées crées par le dépérissement forestier et par voie de reboisement pour les autres.
Les pelouses xérothermiques font déjà l'objet d'inventaires et de cartographie. Un plan de gestion de ces pelouses est proposé en édifiant un réseau : de clairières d'origine anthropique qui seront entretenues régulièrement ; de clairières d'origine anthropique qui seront laissées à leur évolution naturelle ; de clairières naturelles non entretenues.
Un programme life engagé en 1999 sur la forêt domaniale de la Hardt et quelques forêts communales est aujourd'hui achevé. Il avait pour objectif de réaliser les travaux de génie écologique conformément à un document d'objectif à établir. Il vise à restaurer les pelouses sèches et la chênaie-charmaie du Galio-carpinetum.
Le document d'objectif de la partie Nord de la Hardt engagé en octobre 2004 a fait l'objet d'une note inter-service datée du 30 novembre 2005 déclarant le document d'objectif opérationnel.
La forêt domaniale du Kastenwald est affectée principalement à la production de bois d'oeuvre feuillu et résineux et de bois de chauffage feuillu, tout en assurant la protection générale du milieu et du paysage.
L'extension proposée fait l'objet d'un plan d'aménagement forestier approuvé couvrant la période 2005-2022. Ces surfaces sont classées en série d'intérêt écologique particulier et feront l'objet d'un classement en réserve biologique dirigée ou intégrale selon la sensibilité du milieu.
**Mesures de conservation** : Le massif de la Harth a une vocation de gestion multifonctionnelle marquée (protection biologique et physique, production de bois, accueil du public et des scolaires...), qui est liée à la grande diversité des conditions écologiques.
Un aménagement expérimental a été élaboré pour la période 1996-2005. Il consistera à favoriser la diversité des essences adaptées (sylviculture mélangée) et des structures (futaie régulière, futaie irrégulière, taillis sous-futaie), à conserver au mieux l'ambiance forestière et de régénérer les peuplements par voie naturelle sur les petites trouées crées par le dépérissement forestier et par voie de reboisement pour les autres.
Les pelouses xérothermiques font déjà l'objet d'inventaires et de cartographie. Un plan de gestion de ces pelouses est proposé en édifiant un réseau : de clairières d'origine anthropique qui seront entretenues régulièrement ; de clairières d'origine anthropique qui seront laissées à leur évolution naturelle ; de clairières naturelles non entretenues.
Un programme life engagé en 1999 sur la forêt domaniale de la Hardt et quelques forêts communales est aujourd'hui achevé. Il avait pour objectif de réaliser les travaux de génie écologique conformément à un document d'objectif à établir. Il vise à restaurer les pelouses sèches et la chênaie-charmaie du Galio-carpinetum.
Le document d'objectif de la partie Nord de la Hardt engagé en octobre 2004 a fait l'objet d'une note inter-service datée du 30 novembre 2005 déclarant le document d'objectif opérationnel.
La forêt domaniale du Kastenwald est affectée principalement à la production de bois d'oeuvre feuillu et résineux et de bois de chauffage feuillu, tout en assurant la protection générale du milieu et du paysage.
L'extension proposée fait l'objet d'un plan d'aménagement forestier approuvé couvrant la période 2005-2022. Ces surfaces sont classées en série d'intérêt écologique particulier et feront l'objet d'un classement en réserve biologique dirigée ou intégrale selon la sensibilité du milieu.
Source : FSD INPN
Ce site Natura 2000 est désigné comme Zone Spéciale de Conservation (ZSC, Directive Habitats) (ZSC depuis 2009). Le site s'étend sur 6 546 ha, couvre le département 68. Il abrite 7 espèces d’intérêt communautaire (dont 7 en annexe II de la Directive Habitats) et 5 habitats d’intérêt communautaire documentés au formulaire standard. Le site recoupe 30 communes, notamment Munchhouse, Ensisheim et Hirtzfelden.
Source : Ontologia (synthèse)