Ontologia

Directive Habitats (ZSC)

Côte châlonnaise

Code national : FR2600971 · 2 926 ha

ZSC depuis le 07/02/2022

En bref

**Qualité et importance** : Le site est un ensemble de 24 unités géographiques distinctes et s'étend sur 37 communes de Chagny au nord à Saint-Ythaire au sud. Il présente une mosaïque remarquable de pelouses et landes des sols calcaires secs ponctuées de fourrés et formations arbustives, occupant les plateaux et hauts de pentes. Les conditions de sols et d'exposition chaude sont favorables au maintien de plantes méditerranéo-montagnardes rares et protégées en Bourgogne en situation éloignée de leur station d'origine (Inule des montagnes, Coronille arbrisseau, Micrope droit). Elles abritent une faune riche et originale : nombreux reptiles (Lézard vert,…), oiseaux (Alouette lulu, Bruant ortolan, Oedicnème criard,…) et insectes (Damier de la Succise,…) d'intérêt communautaire. Les pelouses et leur faciès d'embuissonnement recouvrent une part significative du site. Selon qu'elles sont pâturées, fauchées ou abandonnées, leur composition spécifique est très diverse et leur état de conservation très hétérogène. Leur maintien est nécessaire dans le réseau des pelouses au plan national en raison de leur position favorisant les échanges entre le Nord-Est et le Sud de la France. Des prairies se sont développées sur les sols plus profonds. Des landes à Genévriers et à Buis sont également présentes, ainsi que quelques falaises de faible hauteur et éboulis grossiers essentiellement d'origine anthropique (déblais, anciennes carrières, etc.). Les prairies bocagères présentes sur le site (habitat à Saint Gilles et entité de Genouilly) sont un habitat d’espèces car elles hébergent de nombreux oiseaux invertébrés et chauves-souris. Le pâturage extensif permet l’expression d’une diversité floristique de ce milieu bocager. Les prairies servent de réservoirs d’alimentation aux chauves-souris, qui y trouvent de nombreux insectes, notamment des coléoptères. Les haies sont de véritables routes de vols, ces corridors leur permettent de relier les lieux de nourrissage à leur gite. Un espacement de plus de 10 m entre deux haies ou deux arbres constitue une barrière au déplacement du Petit rhinolophe. La forêt est assez peu représentée : la chênaie pubescente, souvent hybridée, reste la formation forestière principale sur les rebords de plateaux alors que la hêtraie est développée sur quelques versants. Néanmoins, elle ne présente pas d'état mature sur la Côte Chalonnaise et est largement remplacée par un sylvofaciès de la chênaie-charmaie. Les entités des carrières souterraines de Saint Hilaire, des grottes d’Agneux, de la grotte du Rabot, des carrières souterraines des Vézeaux, des carrières de Charrecey, des habitats de chauves-souris de Saint Gilles font partie d’un grand complexe d’hibernation et de transit pour les chauves-souris entre ces différentes cavités. Ces cavités peuvent être d’origine naturelles et n’avoir jamais été exploitées (grottes d’Agneux, grotte du Rabot, ou résulter de l’exploitation humaine (exploitation de dolomie, pour les carrières de Saint Hilaire, des Vézeaux, ancienne carrière de gypse à Charrecey, et carrières de Saint Gilles). Les chauves-souris fréquentent également ces entités et leurs environs l’été et en période de reproduction. Les cavités à chauves-souris sont d’un intérêt chiroptérologique départemental à local avec majoritairement des communautés de Petits rhinolophes en hibernation. Pour les habitats de Saint Gilles l’intérêt chiroptérologique est régional aves des effectifs de Petits et Grands rhinolophes autour de 300 pour chacun des groupes en hibernation et de 60 Grands rhinolophes en mise-bas. **Caractéristiques** : La côte chalonnaise est un relief calcaire formant la bordure occidentale du fossé bressan. Les substrats sont diversifiés : calcaires à entroques et polypiers, oolitiques, lithographiques, calcaires marneux, marno-calcaires, marnes. Les failles sont abondantes et le socle granitique cotoie en certains points les terrains jurassiques. Le relief de cuesta est marqué par des falaise et des éboulis cryoclastiques. Le climat atlantique subit des influences mériodinales et continentales. **Vulnérabilité** : Les pelouses sont des milieux instables évoluant vers le fourré ou la forêt à l'échelle de 30-40 ans. Sur le site, le maintien du pâturage a permis leur conservation mais certaines sont désormais embuissonnées à plus de 50% par les épines et le buis. L'abandon du pâturage induit une reprise des ligneux. Certaines pelouses ont également été plantées en résineux, entraînant une dissémination des pins vers les parcelles mitoyennes. Le développement des activités de loisirs engendre localement des dégradations (circulation d'engins motorisés hors voies autorisées, déchets, feux, escalade). Les chauves-souris sont très sensibles au dérangement pendant la période de mise bas ou d'hibernation. Un aménagement ou des dérangements répétés liés à une surfréquentation humaine des lieux de vie (travaux, aménagement touristique, spéléologie, reprise d'exploitation de carrières) peuvent entraîner la mortalité de chauves-souris ou leur déplacement vers d'autres sites plus paisibles. La disparition des gîtes ou leur modification est une des causes du déclin des chauves-souris (travaux condamnant l'accès par les chauves-souris comme la pose de grillage dans les clochers d'églises, fermeture de mines ou carrières souterraines, rénovation de ponts et d'ouvrages d'art, coupe d'arbres creux, modification des accès ou de la couverture végétale des cavités). L'illumination des édifices publics perturbe la sortie des individus des colonies de mise bas, et l'éclairage public peut également affecter les insectes consommés par certaines espèces. Les modes de gestion forestière favorisant les peuplements autochtones et diversifiés (gestion en futaie irrégulière, jardinée,taillis-sous-futaie) permettent de répondre favorablement aux exigences écologiques des différentes espèces de chauve-souris. A contrario, les traitements trop uniformes, notamment à base d'essences non autochtones, n'offrent pas les mêmes capacités d'accueil. **Plan de gestion** : La Montagne de la Folie, la Montagne de l'Ermitage et les pelouses de Chassey-le-Camp sont des sites gérés par le Conservatoire des Sites Naturels Bourguignons. Leur gestion se traduit par la mise en pâturage et l'ouverture des milieux par débroussaillement. Sur les communes de Givry et de Saint-Denis-de-Vaux, le lieu-dit "les Chaumes" est en partie géré par la société locale de chasse. **Mesures de conservation** : La Montagne de la Folie, la Montagne de l'Ermitage, les pelouses de Chasseyle-Camp et une partie des Habitats à Saint Gilles sont des sites gérés par le Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne. Leur gestion se traduit par la mise en pâturage et l'ouverture des milieux par débroussaillement. Sur les communes de Givry et de Saint-Denis-de-Vaux, le lieu-dit "les Chaumes" est en partie géré par la société locale de chasse.

Source : FSD INPN

Ce site Natura 2000 est désigné comme Zone Spéciale de Conservation (ZSC, Directive Habitats) (ZSC depuis 2022). Le site s'étend sur 2 926 ha, couvre le département 71. Il abrite 6 espèces d’intérêt communautaire (dont 2 en annexe II de la Directive Habitats) et 11 habitats d’intérêt communautaire (dont 2 prioritaires) documentés au formulaire standard. Le site recoupe 40 communes, notamment Genouilly, Saint-Gilles et Saint-Vallerin.

Source : Ontologia (synthèse)

Périmètre

Habitats d'intérêt communautaire (11)

Habitats annexe I de la Directive Habitats (92/43/CEE) présents sur le site, avec représentativité, état de conservation et flag prioritaire *.

  • 621011.1% du site

    Représentativité : A · Conservation : B · Évaluation globale : A

  • 91200.8% du site

    Représentativité : C · Conservation : C · Évaluation globale : C

  • 91300.6% du site

    Représentativité : C · Conservation : C · Évaluation globale : C

  • 65100.1% du site

    Représentativité : C · Conservation : B · Évaluation globale : C

  • 51300.1% du site

    Représentativité : C · Conservation : B · Évaluation globale : A

  • 6110*0.1% du site

    Représentativité : B · Conservation : B · Évaluation globale : A

  • 82100.0% du site

    Représentativité : D · Conservation : · Évaluation globale :

  • 51100.0% du site

    Représentativité : B · Conservation : B · Évaluation globale : B

  • 8160*0.0% du site

    Représentativité : D · Conservation : · Évaluation globale :

  • 81200.0% du site

    Représentativité : D · Conservation : · Évaluation globale :

  • 83100.0% du site

    Représentativité : C · Conservation : B · Évaluation globale : C

Espèces d'intérêt communautaire (6)

Espèces présentes sur le site avec grade de conservation FSD (A excellent, B bon, C moyen, D non significatif).

Communes concernées (40)