Convention de Barcelone· Présent en France
Habitat présent dans les étangs littoraux salés mais aussi dans certaines zones marines estuariennes où l’eau est irrégulièrement dessalée et où la température est variable. Ces variations évoluent dans des intervalles de temps allant de la journée à l’année et, bien entendu, à plus long terme.Les organismes vivant dans cet habitat sont soumis à de fortes variations de salinité et de température, parfois franchement erratiques. Le sédiment est généralement de type vaseux ou sablo-vaseux.Les variations présentées par la Biocénose sont liées aux conditions climatiques, principalement de très grands écarts saisonniers de température et de salinité, avec en été des eaux particulièrement chaudes et salées et en hiver des températures très basses et parfois des eaux très dessalées, et aussi à l’action anthropique à laquelle sont soumis la plupart des milieux lagunaires. En été, lorsqu’il y a un fort déficit de vent et donc de brassage des eaux, on peut assister dans certaines zones enrichies à la prolifération d’algues vertes filamenteuses (Cladophora spp., Enteromorpha spp.) ou foliacées (Ulva spp., Monostroma spp.) avec prolifération de bactéries et phénomène d’anoxie (malaïgue) provoquant de fortes mortalités des espèces benthiques et pélagiques dans ces zones.Cet habitat présente une grande diversité spatiale des conditions de milieu, avec plusieurs aspects ou faciès le plus souvent liés à une espèce d’épiflore ou d’épifaune, dont certains peuvent être temporaires.Le terme de lagune recouvre ainsi des situations très diverses liées à la variabilité des apports d’eau salée et d’eau douce, tant sur les côtes des mers à marée qu’en Méditerranée. Certaines lagunes sont naturelles, occupent des dépressions littorales, alimentées périodiquement par la mer, les autres sont des anciens marais aménagés par l’homme, ceci depuis fort longtemps (marais salants, réservoirs à poissons euryhalins, bassins d’aquaculture...). Face à l’hétérogénéité de ces conditions physiques, il existe une grande variabilité des ensembles faunistiques, qui sont caractérisés par une faible richesse spécifique et de vastes populations d’espèces dominantes, se renouvelant rapidement et largement utilisés par les maillons supérieurs de l’écosystème.Dans tous les cas, les peuplements résidents ne peuvent rassembler qu’un faible nombre d’espèces fortement dominantes numériquement et pondéralement. Ce sont des espèces capables de supporter de brutales variations des conditions environnementales parmi lesquelles la salinité n’est qu’un exemple. Les intrusions brutales d’eau salée, les assèchements estivaux créent des perturbations périodiques provoquant parfois la disparition des peuplements. Dans ce cas, la recolonisation sera toujours très rapide.
Référentiel HABREF v7 (INPN/MNHN) · voir la fiche officielle